Quand Mireille, 76 ans, m’a demandé en plein déjeuner familial ce qu’était le personal branding, j’ai failli m’étouffer avec mon riz au lait. Je ne sais pas si c’est la Génération Y, la crise, Internet ou les trois, mais ce qui est sûr, c’est que les galères, ça rend créatif : comme il n’y a pas de job et qu’il faut bien gagner sa croûte, y en a qui se sont mis à faire tout ce qu’ils savaient faire auprès de tous ceux qui voulaient bien les payer pour le faire. Ça leur a valu le surnom de « slasheurs »,  comme le signe « slash » sur le clavier de l’ordinateur : ils sont devenus des Community Managers / Blogueurs musical / Experts e-marketing digital / Artistic Director (SIC). Tout en même temps et souvent en anglais, ça rend mieux l’anglais. Et là, ils ont commencé à avoir besoin de faire du bruit, de se faire connaître, de se faire aimer, parce qu’ils se sont aperçu que les entreprises n’allaient pas venir les chercher toutes seules autrement. Et le personal branding a explosé.

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