On a appris il y a une semaine que les dernières sneakers designées par l’omniprésent Jeremy Scott allaient être commercialisées le 1er avril 2010 (no fish inside). On avait pu les découvrir l’année dernière sur le podium, mais il n’était pas forcément logique d’imaginer qu’elles seraient un jour en vente libre (enfin, seulement dans certains magasins adiddas : misons sur celui des Champs et du Marais). Après tout, qui oserait porter des baskets Mickey passé l’âge de 6 ans ? Les fashionistas, la hype pardi ! Beaucoup d’entre eux avaient déjà adopté le modèle ailé pour l’arborer fièrement lors de soirées happy few. Voilà donc de quoi les divertir à nouveau.

Esthétiquement, il est difficile de faire la critique de ces baskets. Certes, il y a là de quoi vous faire gagner minimum 6,4 points de hype, mais il faut bien avouer que – pour le commun des mortels – cette paire a de quoi ruiner votre tenue instantanément et vous faire passer pour un guignol. Avis aux amateurs donc.

Et pour 180€, il y a de quoi y réfléchir un peu. Oui le prix est justifié, car nous avons affaire ici à une pièce de créateur, et d’ailleurs pas n’importe lequel : il s’agit de Jeremy Scott, un mec qui a trop le vent en poupe nowadays.

Madonna, Rihanna, Kanye West, Beyonce, Uffie, Paris Hilton, Justin Timberlake ou encore Santogold ont porté ses créations. Madame Gaga et Katy Perry le citent sans hésiter comme leur couturier favori.

Pas étonnant pour des stars dont le clinquant est la philosophie de vie. Quel meilleur gourou que Jeremy Scott ? Il est à la mode ce que Koons est à l’art, il faut que ça brille, que ça brille, et que ça brille. Des tissus imprimés, des couleurs à tire larigot, des références aux dessins animés, le cocktail est rôdé. Son aura a d’ailleurs permis à Adidas de se faire un shoot bien vivifiant grâce à la collection qu’il dessine pour eux (cf- les sneakers si t’as rien suivi). Et le pire, c’est que les gens du milieu font son éloge eux aussi ! Karl Lagerfeld a ainsi déclaré dans le Monde que Scott était, selon lui, le seul créateur capable de reprendre Chanel une fois que lui-même n’y serait plus.

Ca n’est pas pour autant qu’il se repose sur ses lauriers, puisqu’il avoue volontiers être un accroc du travail et bosser H24. Qu’on le croit ou non, on peut sans trop de risque prévoir encore de beaux jours à Monsieur Scott.