Faut-il écrire on a pris ou prit ? Le moyen mémo tout bête

Oubliez les certitudes grammaticales : sur des milliers de copies, l’erreur « on a prit » continue de se glisser là où elle n’a rien à faire. L’œil glisse, la main écrit, le doute s’insinue. Pourtant, la règle est limpide mais la faute persiste, même chez ceux qui écrivent tous les jours.

Le coupable se niche dans une subtilité de conjugaison : « prit » appartient au passé simple, un temps quasiment disparu du langage courant avec « on ». L’affaire pourrait sembler anodine, mais la confusion revient obstinément. Pour s’en débarrasser, il suffit pourtant d’adopter un réflexe simple, à la portée de tous.

Pourquoi tant de monde hésite entre « on a pris » et « on a prit » ?

La langue française n’a pas fini de semer ses pièges. Entre « on a pris » et « on a prit », la différence se dissout à l’oral, où le « s » et le « t » s’effacent. Résultat : à l’écrit, l’erreur se multiplie. Prononciation trompeuse, règles pas toujours claires, la confusion trouve vite sa place, chez les débutants comme chez ceux qui pensent maîtriser les subtilités du français.

Le cœur du problème ? Peu connaissent réellement la mécanique qui se cache derrière la conjugaison de prendre. Son participe passé, c’est « pris », qu’on utilise avec l’auxiliaire avoir pour construire le passé composé : « on a pris ». À l’inverse, « prit » n’a sa place qu’au passé simple, troisième personne du singulier, sans auxiliaire. Or, ce temps ne s’invite guère que dans les romans et les pages littéraires. D’où cette faute qui s’incruste dans les e-mails, les rapports, les dissertations : « on a prit » ou « il a prit ».

Ajoutez à cela les variations de prononciation selon les régions : parfois, la différence entre « pris » et « prit » disparaît totalement à l’oral. Ce n’est pas propre à « prendre ». Les verbes du troisième groupe, type mettre (« mis » ou « mit »), faire, dire, créent les mêmes hésitations. Un terrain glissant, même pour les correcteurs automatiques.

Certes, des outils comme MerciApp repèrent la faute. Pourtant, il suffit d’un contexte ambigu et la coquille passe entre les mailles du filet. De quoi rappeler que, malgré les logiciels, la vigilance reste de mise. L’orthographe, elle, n’a rien perdu de sa place dans nos vies connectées.

Homme français enseignant avec tableau blanc et phrases en français

Le moyen mémo tout bête pour ne plus jamais se tromper

Pour sortir du casse-tête, rien de tel qu’un réflexe facile à adopter. Face au doute entre « on a pris » et « on a prit », essayez cette méthode : remplacez « prendre » par « faire ». Diriez-vous « on a fais » ? Non, c’est évidemment « on a fait ». Le parallèle saute aux yeux : « on a pris » s’impose.

Autre repère simple : passez la phrase au féminin. « On a pris » devient « on l’a prise ». Écrivez « on l’a prite » et la faute vous saute à la figure. Cette gymnastique fonctionne aussi avec d’autres verbes : « il a mis » (jamais « il a mit »), « il a dit » (pas « il a ditte »). Ces comparaisons mettent en lumière le fonctionnement des règles grammaticales françaises.

Retenez aussi que le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir reste invariable, sauf si un complément d’objet direct le précède : « les clés qu’il a prises ». Détail qui échappe souvent, mais qui structure la conjugaison française. Même si les correcteurs automatiques comme MerciApp signalent l’erreur, rien ne vaut ce tour de main pour sécuriser l’orthographe.

Voici comment appliquer ces astuces au quotidien :

  • Testez avec « fait » : la bonne version devient évidente.
  • Passez la phrase au féminin : la terminaison correcte s’impose d’elle-même.

Intégrez ces réflexes à votre routine d’écriture. Au fil du temps, ils aiguisent la vigilance et font reculer les fautes, même dans les moments de doute. On ne promet pas d’éradiquer toutes les coquilles, mais la confusion « on a pris/on a prit » n’aura plus d’emprise sur vos textes.

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