Depuis plus de dix ans maintenant, le monde du disque traverse une crise sans précédent. Je pense que je ne vous apprends rien. En effet, « je vous parle [peut-être] d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » mais avant l’arrivée des services de streaming et de téléchargement légal et payant, il y a eu une longue période durant laquelle internet a fichu un sacré coup de pied empoisonné dans la fourmilière du Music Business. L’arrivée fracassante et incontrôlable du peer-to-peer en a fait déchanter plus d’un et a conduit à l’expérimentation de modes de « répression » aussi fantasques et critiquables que ce bon vieux système « copy control » qui vous empêchait d’écouter le dernier album de Nickelback dans la voiture de papa. C’était une période bizarre où des types comme Metallica intentaient des procès contre des services comme Napster mais c’était aussi le temps où HADOPI n’existait pas encore… Surtout, c’était l’époque où les acteurs du milieu n’avaient pas encore compris qu’on ne peut rien contre le progrès et que la sélection naturelle, ça peut aussi s’appliquer ailleurs qu’en biologie. Ainsi, il a fallu quelques années et surtout pas mal de courage (je pense) aux musiciens pour prendre leur revanche sur cette première bataille pitoyablement perdue et utiliser à leur avantage les vastes possibilités offertes par internet. Et oui, je parle des musiciens car, selon moi, ce sont eux qui, avant le reste du milieu de la musique, ont montré qu’il ne fallait pas avoir peur d’internet et qu’on pouvait s’en servir à bon escient.
Ainsi, je vais essayer de vous montrer, à travers trois exemples/ axes illustrés de manière non exhaustive, pourquoi la musique résumée à sa son support physique, c’est bel et bien de l’histoire ancienne et que l’arrivée d’internet lui a même sûrement fait beaucoup de bien.
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