Tu avais vaguement entendu dire que Keith allait revenir, mais tu ne voulais pas y croire, pour ne pas souffrir.

Bon, on te le confirme, le nouveau numéro sort aujourd’hui. Oui, ça veut dire que cette après midi tu peux l’avoir entre tes mains. Mais tel Saint Thomas tu ne crois pas tout ce que tu lis, encore moins sur un blog, et tu exiges qu’on te montre, voire que son rédacteur en chef te le dise lui-même.

Ca tombe bien, il est près de moi, il t’embrasse.

Interview.


Les Archivistes: Bon alors la question que tout le monde se pose : c’est quoi le thème de ce tout nouveau Keith ?

Basile de Bure: Le thème de ce mois-ci c’est : pourquoi les vieux ne veulent plus vieillir ? C’était intéressant de poser cette question dans Keith parce qu’on est un magazine assez jeune, et on a une vision extérieure de tout ça. Ca nous agaçait de voir que les « jeunes » artistes qui sont mis en avant sont souvent des mecs de 35 ans à moitié déguisés.

LA: Tu ne vas pas me dire qu’il n’y a que des vrais jeunes chez Keith ?

Basile: Eh si ! J’ai monté Keith avec un copain en préparant mon bac. Et c’est justement ça qui a fait le succès de ce magazine. Personne n’avait encore osé publier un truc fait par des gens de notre génération destiné aux 18-30 ans. Encore moins en papier. Quand je me suis renseigné dans le milieu de la presse pour lancer Keith, tout le monde m’a dit « Attends, tu es de la génération internet, tu ne vas quand même pas publier ton truc en papier ? »

LA: C’est vrai ça…

Basile: Oui sauf que maintenant je vois que mes lecteurs sont prêts à attendre deux mois et à se déplacer pour aller chercher Keith quand il sort. Voir que chaque numéro de ce magazine est considéré comme un véritable objet qu’on désire et qu’on garde, ça me fait dire que je n’avais peut-être pas complètement tort … Je ne crois pas qu’il faille absolument tout sortir dans l’urgence sous prétexte d’être jeunes. Quand le contenu en vaut le coup les gens sont prêts à attendre, et je dirais même que cela fait parti du charme de Keith.

LA: Mais pourtant Keith parle de la culture actuelle, qui évolue très vite…Comment tenir le rythme en sortant tous les deux mois ?

Basile: En parlant de choses différentes ! Notre but n’est pas de suivre les tendances en parlant de ce dont tout le monde parle. On s’en fout de cracher sur un artiste parce qu’il est ringard depuis une semaine. Le point fort de Keith, c’est qu’il y a un thème par numéro. Jamais tu ne verras Keith mettre MGMT en couverture si c’est pour avoir la même que les Inrocks, Spray ou Tsugi. En fonction du thème, mes directeurs de rubriques choisissent des trucs qui leurs plaisent à eux et qu’ils ont envie de faire découvrir. Et je dois dire qu’ils m’impressionnent parce qu’ils ont toujours quelque chose à nous montrer qui n’est pas ce qu’on peut lire ailleurs. Même moi je ne connais pas toujours les trucs dont ils vont parler. En fait, ils sont tous beaucoup plus calés que moi chacun dans leur domaine.

LA: Et qui sont-ils, ces demi-dieux ?

Basile: La plupart sont des copains qui ont commencé à écrire dès le premier numéro. C’est pour ça que Keith marche bien, parce qu’il y a un vrai lien derrière. Au début on n’a pas là à choisir une ligne éditoriale derrière un bureau, on s’est juste réuni et on a essayé. Le résultat est juste et ça se ressent. Tu sais, personne n’est payé chez Keith, on fait tous ça parce que ça nous plait, par amour de la presse.

LA: Keith ne ressemble pas aux autres magazines, notamment parce que nous ne semblez pas avoir la volonté de faire un truc un peu trash…

Basile: C’est vrai. Comme je l’ai dit, on n’a pas voulu se forcer à se donner une image, et encore moins à faire de la provoc gratuite. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il faut absolument être vulgaire pour exister en tant que magazine « jeune ». C’est stupide. Bien sûr, je n’ai jamais empêché quelqu’un d’écrire merde ou gang bang ou boloss, mais je n’ai jamais forcé personne à le faire. Par contre, je ne laisse jamais passer un « j’ai pas » au lieu d’un « je n’ai pas ». Il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit ça reste des articles.

LA: Euh alors moi je te préviens je vais retranscrire cette interview en mode « langage oral », parce que c’est plus marrant à lire.

Basile: Tu fais comme tu veux !

LA: Ok, alors j’aimerai bien qu’on revienne sur tes débuts. On dirait que c’est super facile de lancer un magazine comme Keith…

Basile: Non, ça n’a pas été facile et il a fallu bien bosser le projet et choisir mon équipe. Mais c’est vrai que nous ne nous attendions pas au succès qu’on à eu dès le premier numéro. A sa sortie, on avait l’impression que tout le monde en parlait. Puis on est passés sur France 3, Paris Première, et des radios comme Le Mouv’ et France Inter. Dans le Point, ils nous ont décrits comme « les petits Bizot ». J’étais super content, c’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire, mais aussi vachement gêné, parce qu’il faut assumer un pareil statut ! Ah oui, on a eu un début de procès aussi : deux mois après avoir monté Keith on a eu les avocats de Keith Urban, le mari de Nicole Kidman (un chanteur de country à deux balles, australien en plus), qui nous ont demandé de changer de nom. On a gagné. A part ça, on n’a pas eu trop de problèmes. Je te dis, on était surtout surpris de notre succès.

LA: Vous avez fêté ça ?

Basile: Oui ! Je me souviens entre autre de la soirée pour fêter nos un an, au Régine. C’était vraiment chouette, y’avait des filles supers, des mecs avec des chemises de bucheron et des moustaches, les gens « branchouille » quoi. Et j’avais fait venir un gros rappeur français qui a fait son truc devant tous les clients un peu gênés, qui ne comprenaient pas ce qui se passait. C’était vraiment cool. Mais d’ailleurs tu sais qu’il y a autant de soirées Keith que de sorties du magazine. Je ne peux pas encore vous dire la date de la soirée de lancement de ce numéro, mais tenez-vous prêts ça va être du très très fat.

Trouver Keith :

La version en ligne disponible ici

 
1er/Colette. 213, rue Saint Honoré / Le Fumoir. 6, rue de l’Amiral Coligny / Aimecube. 7 rue Vauvilliers / Joe Allen. 30, rue Lescot
2eme/ Lézard Café. 32, rue Etienne Marcel / Kiliwatch. 64, rue Tiquetonne / Café Etienne Marcel. 64, rue Tiquetonne / QB-Unit. 4, rue Tiquetonne / Royal Cheese. 24, rue Tiquetonne / Le Pin Up. 13, rue Tiquetonne / Haya. 102, rue Montmartre / WESC. 13, rue Tiquetonne / Rzostore. 4, rue Tiquetonne / Social Club. 142, rue Montmartre
3eme/ B.A.N.K. 42, rue Volta / Galerie Eva Hober. 16, rue Saint-Claude / Galerie Chez Valentin. 9, rue Saint-Gilles / Café Baci. 36, rue de Turenne / Galerie Polaris. 5, rue Saint-Claude / La Perle. 78, rue Vieille du Temple / Dolls. 56, rue Saintonge / Kulte. 76, rue Vieille du Temple / Galerie Sutton Lane. 6, rue de Braque / Le Bouclard. 15, rue Charlot / Galerie Baumet Sultana. 20, rue Saint-Claude / Surface2Air. 129, rue de Turenne / Merci. 111, boulevard Beaumarchais
4eme/café des Phares. 7, place de la Bastille / Noir Kennedy. 12, rue du Roi de Sicile / Amnésia. 42, rue Vieille du Temple / L’Etoile Manquante. 34, rue Vieille du Temple / La Chaise au Plafond. 10, rue de Trésor / Féria Café. 4, rue Bourg Tibourg / L’Etincelle. 42 bis, rue de Rivoli / Lizard Lounge. 18, rue du Bourg Tibourg / Calourette. 23, rue du Bourg Tibourg / Quaterback. 21, rue Vieille du Temple / Les Marronniers. 18, rue des Archives / Art Génération. 67, rue de la Verrerie / Le Drapeau. 10, rue du Temple / Open Café. 17, rue des Archives / Comptoir des Archives. 41, rue des Archives / Le Chinon III. 56, rue des Archives / Le Cox. 15, rue des Archives / Moto 777. 52, rue du roi de Sicile
5eme/ Café Delmas. 2, place de la Contrescarpe / Café Léa. 5, rue Claude Bernard / Aux Délices d’Agathe. 42, rue Broca / Le Contrescarpe. 57, rue Lacépède / Music Guest, 19, rue Monge
6eme/ La Hune Librairie. 170, boulevard Saint-Germain / Les Deux Magots. 6 place Saint-Germain des Prés / Lipp. 151, boulevard Saint-Germain / Le Vavin. 18 rue Vavin / Le Select. 99, boulevard du Montparnasse / L’Atelier. 95, boulevard du Montparnasse / Café Jade. 10, rue de Buci / Les Etages. 5, rue de Buci / Les Editeurs. 4, carrefour de l’Odéon / O’Prince. 52, rue Monsieur Le Prince / Lucernaire. 53, rue Notre Dame des Champs / Le Chartreux. 8, rue des Chartreux / Café de la Mairie. 8, place Saint-Sulpice / Coffee Parisien. 4, rue Princesse / La Palette. 43, rue de Seine / Café des Beaux Arts. 7, quai Malaquais / Galerie Kamel Mennour. 47, rue Saint-André des arts / Lina’s. 13, rue de Médicis / Bar de la Croix-Rouge. 2, place Michel Debré / Le café de Flore. 172, boulevard Saint Germain / La marine. 59, boulevard du Montparnasse / Kulte. 40, rue du Dragon
7eme/ Mucha Café. 227, boulevard Saint-Germain / 7L Librairie. 7, rue de Lille / Basile. 34, rue de Grenelle / Café le Saint-Germain. 62, rue du Bac / Le Bizuth. 202, boulevard Saint-Germain
8eme/ Lina’s. 61, rue Pierre Charron / Buddha Bar. 8 rue Boissy-d’Anglas / Le Paris London. 16 place de la Madeleine / Le Mini Palais. 3, avenue Winston Churchill
9eme/ Librairie l’Atelier 9. 59, rue des Martyrs / Wochdom. 72, rue Condorcet / La Galerie des Galeries. 40, boulevard Haussmann / L’Hôtel Amour. 8, rue de Navarin / Lazy Dog Citadium. 50, rue Caumartin
10eme/ Le Point Ephémère. 200, quai de Valmy / Poêle Deux Carottes. 177, quai de Valmy / Le Chaland. 163, quai de Valmy / La Tipica. 4, rue Eugène Varlin / Artazar. 83, quai de Valmy / Chez Prune. 36, Rue Beaurepaire
11eme/ Lazy Dog. 2, passage Thiéré / Café Fusain. 50, avenue Parmentier / Favela Chic. 18, rue du Fbg du Temple / Café Justine. 96, rue Oberkampf / Café Charbon (Nouveau Casino). 109, rue Oberkampf / La Marquise. 74, rue Jean-Pierre Timbaud / Au Chat Noir. 76, rue Jean-Pierre Timbaud / Le Bastille. Place de la Bastille / L’An Vert du Décor. 32, rue de la Roquette / Pause Café. 41, rue de Charonne / M. and W. Shift. 30, rue de Charonne / Bataclan. 50, boulevard Voltaire / Les Disquaires. 6, Rue des Taillandiers / Auguste. 10, rue St Sabin / Paris Avenue. 10, rue Paul Bert / Unico. 15,rue Paul Bert
12eme/ Le Saint Antoine. 186, rue du Fbg Saint Antoine
13eme/ Les Cailloux. 58, rue des Cinq Diamants / Le Marijan. 20 bis, boulevard Arago
14eme/ Dalea. 13, boulevard Edgar Quinet / Apollo. 3, place Denfert Rochererau / Zinc D’enfer. 2, rue Boulard / Zango. 58, rue Daguerre / Les Artistes. 60, rue Didot / Café D’enfer. 22, rue Daguerre
16eme/ Le Tsé. 78, rue d’Auteil / Librairie du Palais de Tokyo. 13, avenue du Président Wilson
18eme/ Galerie W. 44, rue Lepic / Le Floors. 100, rue Myrha / Galerie Chappe. 4, rue André Barsacq / Karambole Café. 10, rue Hegesippe Moreau / La Fourmi. 74, due Martyrs / La Famille. 41, rue des Trois-Frères
20eme/ La maroquinerie. 23, rue Boyer / La flèche d’or. 102 bis rue de Bagnolet
Ecoles/
Chambre Syndicale de la Haute Couture. 45, rue Saint Roch. 75001 / ECV. 1, rue du Dahomey. 75011 / Ecole Camondo. Les Arts Décoratifs. 266, boulevard Raspail. 75014 / ESRA. 198, rue Lourmel et 135, avenue Felix Faure 75015 / Ecole Architecture Paris Belleville. 78, rue Rebeval / Ecole Architecture Paris La Vilette. 144, avenue de Flandres. 75020 / EICAR. 50, avenue du Président Wilson. Saint-Denis / EFAP. 61-63, rue Pierre Charon. 75008 / Science Po. 27, rue Saint-Guillaume. 75007 / Strate Collège Designers. 175/205, rue Jean-Jacques Rousseau. 92130 Issy-les-Moulineaux