Faire du dubstep grand public, c’est un peu comme donner de la confiture nucléaire à des cochons. Voilà un genre qu’on peut classer dans la catégorie « Si-ça-te-fait-mal-au-crâne-c’est-que-t’as-rien-compris ». Que l’on considère ce style comme une musique de drogués, ou bien comme une musique de drogués, la seule certitude est qu’il faut être dans un état d’esprit particulier pour en apprécier le lyrisme. Ah et aussi : il vaut mieux aimer les basses, et ne pas avoir peur de s’en tartiner plein le visage et sous les bras. Bref, difficile pour le néophyte de se plonger dans ce monde de boucles électroniques sans fin au cadre parfois glauque et malodorant.

Pourtant, le dubstep pourrait bien être le nouvel électro grand public de demain (par « grand public », j’entends « diffusé au Social Club »). Tandis que la clique d’Ed Banger semble s’essouffler d’une kidz party à l’autre, certains Djs font leur tambouille dans leur coin et commencent à s’imposer à grande échelle. Une assertion aussi violente mérite un exemple pour prouver qu’elle n’est pas totalement arbitraire, parlons donc de Skream. Peut-être ne faites-vous pas partie de ses 56 000 FB fans, alors sachez simplement qu’il s’agit d’un jeune Londonien de 25 ans qui est en train de marquer le milieu à grand coup de marteaux. Après s’être fait connaître du grand public en 2009 avec son remix d’ « In for the kill » de La Roux, il décide cette année de sortir un album fort bien léché répondant au doux nom d’ « Outside the box ».

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Oui mais avec tout ça me direz-vous, le titre de l’article n’a (encore une fois) aucun sens.

Patience bande de petits polissons.

Magnetic man, c’est tout simplement un trio qui, ô surprise, compte Skream dans ses rangs ! Les deux autres compères de la formation sont également des producteurs de Dub Londoniens, certes moins connus : Benga et Artwork. Si on en parle aujourd’hui, c’est parce que ce lundi 11 octobre sort le premier album du groupe, et que vous devriez en faire profiter vos oreilles (si délicates soient-elles).

Comment décrire ce premier opus ? Disons qu’il s’agit de Dubstep pour toute la famille. Les basses sont bien présentes, mais assez travaillées pour ne pas agresser immédiatement vos tympans. Les boucles sont quant à elles très variées, avec des montées de turbines plutôt fréquentes, ce qui nous permet d’apprécier l’ensemble sans pour autant devoir se mettre minable. Et surtout, chose assez rare dans le genre, on retrouve des voix sur de nombreux morceaux (presque la moitié). Qui plus est, il ne s’agit pas de n’importe qui, puisque John Legend a participé à l’un des featurings, de même que la presque connue Katy B.

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Le résultat est on ne peut plus plaisant. J’en veux pour preuve les 10 prochaines dates du groupe qui sont d’ores et déjà Sold Out. Rien d’annoncé en France pour le moment, mais le débarquement ne saurait tarder.

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Prenez donc un peu d’avance et mettez-vous au Magnetic.