Catégorie : Musique


Sam Tarantino de Grooveshark : connard du web et cauchemar du copyright


L’émergence d’un web propre aux offres légales policées et au Facebook/Twitter connect quasi-obligatoire a rendu ce terrain de jeu aussi attrayant qu’un week-end familial à Center Park.  Vos « parcours utilisateurs » et autres « funnels de consommation » sont réglés au clic près, et vos contenus  ne servent qu’à choisir la sauce publicitaire à laquelle vous serez mangés. Avec la fin programmée du pseudonyme, les terrains vagues d’Internet, aux herbes coupantes et aux carcasses tétaniques semblent à jamais oubliés. Rares sont les havres de paix où les internautes s’échangent encore des contenus en marge de la légalité. Grooveshark, le site d’écoute en streaming, cousin de Deezer et Spotify, en fait partie. Mais qui se doute que sa fragile existence est le fruit d’un homme capable de traits de fourberie diaboliques et d’audacieux défis techniques ? Sam Tarantino est un connard du web dont l’histoire mérite d’être contée.

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Comment la Musique a survécu à Internet


© Tyler Shields

Depuis plus de dix ans maintenant, le monde du disque traverse une crise sans précédent. Je pense que je ne vous apprends rien. En effet, « je vous parle [peut-être] d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » mais avant l’arrivée des services de streaming et de téléchargement légal et payant, il y a eu une longue période durant laquelle internet a fichu un sacré coup de pied empoisonné dans la fourmilière du Music Business. L’arrivée fracassante et incontrôlable du peer-to-peer en a fait déchanter plus d’un et a conduit à l’expérimentation de modes de « répression » aussi fantasques et critiquables que ce bon vieux système « copy control » qui vous empêchait d’écouter le dernier album de Nickelback dans la voiture de papa. C’était une période bizarre où des types comme Metallica intentaient des procès contre des services comme Napster mais c’était aussi le temps où HADOPI n’existait pas encore… Surtout, c’était l’époque où les acteurs du milieu n’avaient pas encore compris qu’on ne peut rien contre le progrès et que la sélection naturelle, ça peut aussi s’appliquer ailleurs qu’en biologie. Ainsi, il a fallu quelques années et surtout pas mal de courage (je pense) aux musiciens pour prendre leur revanche sur cette première bataille pitoyablement perdue et utiliser à leur avantage les vastes possibilités offertes par internet. Et oui, je parle des musiciens car, selon moi, ce sont eux qui, avant le reste du milieu de la musique, ont montré qu’il ne fallait pas avoir peur d’internet et qu’on pouvait s’en servir à bon escient.

Ainsi, je vais essayer de vous montrer, à travers trois exemples/ axes illustrés de manière non exhaustive, pourquoi la musique résumée à sa son support physique, c’est bel et bien de l’histoire ancienne et que l’arrivée d’internet lui a même sûrement fait beaucoup de bien.

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Musique, pub et Business models : rencontre avec Alexandre Sap


 

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Nicki Minaj pour Adidas, Birdy Nam Nam pour Reebok et plus récemment Citizens! pour Kitsune et Pernod Absinthe… les collaborations entre artistes et marques n’en finissent plus. Derrière ces opérations se trouvent des publicitaires de la nouvelle garde, élevés au branded entertainment et autres brand contents. Nous avons rencontré l’un d’eux : Alexandre Sap. Ancien patron de maison de disque devenu publicitaire, il sort aujourd’hui Du Rock et des Marques, un ouvrage qui raconte son parcours et son métier : le marketing culturel. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur ce qu’il pense des business models de l’industrie du disque et celui de la publicité… Suivez le guide :

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Ma semaine avec l’art digital


Bal Blanc au Grand Palais. © The Creators Project

Chers lecteurs, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de me soumettre au délicat exercice du report. Mais bon, comme je suis un peu téméraire, j’ai décidé de faire un compte rendu non pas d’un événement mais d’une semaine entière de fête : celle de l’art digital orchestrée par The Creators Project. Enfin, quand je parle de semaine entière… Comme je suis de la France qui se lève tôt, j’ai du me contenter du week-end et d’une soirée. MAIS C’EST DEJA PAS MAL.

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Le Méchant Top Albums de 2012


Fin 2011, vous aviez réussi à échapper à un long et exhaustif top album de l’année. Cependant, pour votre propre bien, il semble impératif que nous vous préparions à ce qui attend vos oreilles en 2012. Pour vous guider à travers cette jungle musicale, voici un top pas du tout objectif, tant par son contenu que par ses catégories. Ça va clasher avec les Grammy Awards d’hier soir.

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Manchester : de la Révolution Industrielle à Wu Lyf


 

 

Manchester est une grande ville britannique. Par-là, j’entends que si tu prends un dictionnaire (et que donc, t’as plus de 40 ans) ou que tu traînes sur sa page Wikipédia, on te dira que c’est, grosso modo, la 3e ville du Royaume-Uni par sa taille et sa population. Soit. Mais pour moi, rédactrice musicale des Archivistes, quand je dis que Manchester est une grande ville, j’entends aussi (et surtout ?) qu’il s’agit d’un des plus grands et fascinants viviers de musiciens qu’ai connu le pays des tartineurs-de-beans-sur-toasts au cours de son histoire.

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Dubstep : A history of violence


Fort d’une expertise musicale dont personne ne doute, nos cousins (éloignés) blogueurs du site Christwire.org, se sont penchés avec force rigueur sur la définition du dubstep. En résulte un concept qui résume somme toute assez bien la nature de ce type de musique :

« Dubstep is very similar to trance music, where those who dance must first take hits of Happy-Pappy, a crude blend of Columbian drugs like coked ecstasy and LSD, and then do Satanic wiggling motions on a dance floor area with other drug-loving afficianados. »

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Faris Badwan souffre-t-il de dédoublement de la personnalité ?


 

 


Maintenant que je vous ai attirés avec cette problématique Paris Matchisante, entrons dans le vif du sujet…

Avec un visage à la croisée des chemins entre Les Beaux Gosses et Adrien Brody abondamment dissimulé sous une frange « à la Kate Mausse », un corps filiforme de près de 2 mètres moulaxé dans des slims noirs et vestes en cuir, on ne peut pas dire que Faris Badwan soit une machine à rêves. Et pourtant… En l’espace de 6 petites années, cet Anglo-Palestinien a réussi à s’imposer comme une des figures incontournables de l’indie made in UK d’aujourd’hui. Si son nom ne vous dit rien (oui oui, je vous ai vu faire le fameux petit signe d’approbation qui veut dire « je te fais croire que je vois de qui tu parles, histoire de bien te montrer que je suis cool mais en fait, je le remets pas, ce type ! »), c’est peut-être parce que j’ai omis de vous préciser qu’il est, notamment, le leader de The Horrors.

Mais en quoi cela fait-il de ce jeune énergumène un psychopathe? Lire la suite »



L’Epicerie Fine #4 : the S.E.X. issue


Pas de contextualisation abusive, on est en octobre et il n’y a rien à dire de plus.
Retour de l’épicerie fine : nous vous proposons une mixtape pleine de tendresse et de calins, presque une sextape finalement.
Un truc qui se veut intemporel mais plutôt fin 2011; pas de restriction quant aux genres ni de respect du bpm.
Faîtes du sexe.

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Mortal Business : Aujourd’hui, faut-il mourir pour vendre des disques ?


Photo by Carl Court

J’étais partie pour vous conter l’épopée d’un des artistes les plus prometteurs de ces dernières années lorsqu’est survenu un événement qui m’a totalement fait changer de cap… En effet, le 13 septembre dernier, vers 14h30, j’apprenais la mort de Mehdi Favéris-Essadi, alias DJ Mehdi. Cette annonce m’a alors poussée à rédiger l’article qui suit et dont le but est de discuter de cette tendance qui se développe dans la musique : le « death » business. Alors là, j’entends déjà certains d’entre vous s’offusquer… « La vie, la mort, tout ça, c’est sacré », « quelles mémoires va-t-on souiller? », etc. etc. Et pourtant, force est de constater qu’il y a, de plus en plus, un véritable business qui s’organise autour de la mort des artistes. Lire la suite »


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