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L’impression 3D, la surface visible d’une révolution industrielle en cours ?


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Vous est il déjà arrivé, au cours du rituel déjeuner de famille,  d’aborder un sujet de société qui vous passionne terriblement et d’être confronté à l’indifférence la plus totale  de la part de vos paternels ?

Et bien c’est à peu près ce qui m’est arrivé pendant les fêtes. Lors de la traditionnelle phase de débat sur l’économie actuelle, le chômage des jeunes et autres réjouissances… j’ai eu l’insouciance de glisser mon nouveau dada technologique dans la conversation – les imprimantes 3D pour les particuliers – et de dire que ces petites bêtes pourraient bien tout changer.

Oui, c’est tout à fait mon genre de lâcher ce genre de petites bombes entre deux patates de Noël. Malheureusement, mon père n’avait pas du tout l’air du même avis. Alors, au lieu de sortir mon nunchaku sur une bande son de l’infame Skrillex, avant même d’en être au dessert et de défendre jusqu’à l’épuisement les vertus de telles machines, j’ai préféré me taire et écrire cet article. NB : Papa, si tu me lis, sache que je n’écoute pas vraiment cette musique de zouave… le trip hop c’est vachement plus ma came.

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Peut-on encore se perdre sur le web ?


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Studio 404 est l’émission consacrée à la société numérique. Cinq chroniqueurs, Lâm Hua, Daz, Mélissa Bounoua, Sylvain Paley et Fibre Tigre abordent mensuellement plusieurs thèmes d’actualité dans une ambiance bonne enfant qui n’empêche pas un certain professionnalisme. Dans l’édition du mois de décembre, Sylvain aborde la fin de la flânerie sur le web : web social, recommandations, targeting et algorithmes ont-ils tué l’esprit de la curiosité sur écran ? N’y a-t-il plus de place pour le hasard sur Internet ?

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Comment la Musique a survécu à Internet


© Tyler Shields

Depuis plus de dix ans maintenant, le monde du disque traverse une crise sans précédent. Je pense que je ne vous apprends rien. En effet, « je vous parle [peut-être] d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » mais avant l’arrivée des services de streaming et de téléchargement légal et payant, il y a eu une longue période durant laquelle internet a fichu un sacré coup de pied empoisonné dans la fourmilière du Music Business. L’arrivée fracassante et incontrôlable du peer-to-peer en a fait déchanter plus d’un et a conduit à l’expérimentation de modes de « répression » aussi fantasques et critiquables que ce bon vieux système « copy control » qui vous empêchait d’écouter le dernier album de Nickelback dans la voiture de papa. C’était une période bizarre où des types comme Metallica intentaient des procès contre des services comme Napster mais c’était aussi le temps où HADOPI n’existait pas encore… Surtout, c’était l’époque où les acteurs du milieu n’avaient pas encore compris qu’on ne peut rien contre le progrès et que la sélection naturelle, ça peut aussi s’appliquer ailleurs qu’en biologie. Ainsi, il a fallu quelques années et surtout pas mal de courage (je pense) aux musiciens pour prendre leur revanche sur cette première bataille pitoyablement perdue et utiliser à leur avantage les vastes possibilités offertes par internet. Et oui, je parle des musiciens car, selon moi, ce sont eux qui, avant le reste du milieu de la musique, ont montré qu’il ne fallait pas avoir peur d’internet et qu’on pouvait s’en servir à bon escient.

Ainsi, je vais essayer de vous montrer, à travers trois exemples/ axes illustrés de manière non exhaustive, pourquoi la musique résumée à sa son support physique, c’est bel et bien de l’histoire ancienne et que l’arrivée d’internet lui a même sûrement fait beaucoup de bien.

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Peut-on calmer les féministes ?


 

Ça fait une dizaine, douzaine d’années que le féminisme m’intéresse, et moitié autant de fois que j’essaye d’écrire sur le sujet – sans succès. Il y a des obstacles personnels : admirer ceux et celles qui ont écrit, ne pas oser se mesurer à eux, ne pas avoir de véritable angle, hésiter sur les connaissances – les miennes comme celles de ceux qui vont lire. Il y a aussi les trolls : le sujet les aimante, catégorie poids lourds. Encore plus rageant : derrière le mot unique « féminisme » se cachent des dizaines de courants et d’idées parfois carrément opposés. Donc, en plus des abrutis des Internets, quelqu’un qui, sur le papier, est de notre bord peut s’y mettre. Cet article découle directement de ces difficultés.

 

Dans mon entreprise personnelle, qui consiste à couvrir le monde d’amour, de paillettes et de licornes, je me suis donc dit que si on comprenait pourquoi on ne se comprend pas, ça nous mettrait peut-être sur la bonne voie. On va donc d’abord parler de là où on en est en France ; ensuite on va se demander pourquoi on est kéblo comme des gogos, ce qui va nous amener à parler de Suédoises, d’études de genre et de militantisme.

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Comment je suis allé au Festival de Cannes sur Internet


Comme le dit Henry Michel, présentateur de l’émission Cannes Inside : « le malaise est total ». Cette phrase, répétée pratiquement à chaque épisode de l’émission Vodkaster/Arte résume à elle seule la manière dont les internautes ont perçu le festival cette année. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume 2.0. Cette semaine particulière, habituellement appréciée, s’est transformée, avec l’avènement des blogueurs, des agences d’influence et des stars de Youtube, en cirque, en Cour des Miracles cliquante, dans un monde en crise. Etant moi-même de cette basse-cour, j’ai décidé de faire une petite expérience : aller à Cannes sur les réseaux sociaux.

Disclaimer Oriane-style : Bisous à tous ceux qui se sentiraient floués par ce billet. Je vous aime mais la tentation était trop forte.

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