Catégorie : Branding & Mkg


Le Monde, c’est déjà demain : Tintin au pays du futur


Le 12 avril, la régie du groupe Le Monde, M Publicité, présentait à ses annonceurs sa plateforme « multi-écrans pour multi-usages », sous le titre poétique de « Le Monde, c’est déjà demain ».
Louis Dreyfus, président du directoire du Monde, Natalie Nougayrède, ex-grand reporter et nouvelle directrice du Monde (c’était sa première prise de parole publique, venant de succéder à Erik Izraelewicz décédé en novembre), Isabelle André, PDG du Monde Interactif et Corinne Mrejen, Directrice de M Publicité, se sont succédés pour faire un état des lieux du numérique dans le groupe de presse ainsi que des innovations en cours d’élaboration. Voici un résumé de cette présentation, que j’ai complété d’informations glanées lors de la présentation de la nouvelle zone abonnés du Monde du 4 avril.

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La culture skateboard: retour sur le devant de la scène underground


copyright Hugh Holland

 

Il faut que je vous avoue quelque chose: j’aime le skateboard. Bon, il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus, je ne suis pas très pratiquante. Je reste quand même une petite meuf qui n’a pas envie de finir comme ça, hein. Bref, à défaut de me balader planche aux pieds, j’ai développé une tendance mono-maniaque qui m’a poussée à explorer de fond en combles la baraque skateboard. Le truc c’est que, bien que cette discipline soit plutôt jeune, on parle ici plus d’un château (du genre Ecossais, avec passages sous-terrain et tutti quanti) que d’un pavillon de banlieue. Il y a donc énormément de choses à dire sur ce milieu, son histoire, ses codes : probablement de quoi écrire au moins l’équivalent d’une saga Harry Potter… Et c’est pour cette simple et bonne raison que cet article va se concentrer sur une tendance spécifique et de plus en plus marquée : le grand retour (sous les sunlights des tropiiiiiques) de la culture Skateboard.

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Fricote #9: Quand les chefs sortent de la cuisine


 

Yannick Alléno, Thierry Marx, Cyril Lignac, Jean-François Piège et Pierre Hermé sont tous des chefs bien connus des français. Et pour cause ! Ils sont devenus des stars du petit écran, des librairies et parfois même de la vie de tous les jours… Essayons de comprendre pourquoi ces stars des fourneaux sont devenues des marques à part entière et en quoi leur carrière ressemble de plus en plus à celle des grands designers.

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Comment la Musique a survécu à Internet


© Tyler Shields

Depuis plus de dix ans maintenant, le monde du disque traverse une crise sans précédent. Je pense que je ne vous apprends rien. En effet, « je vous parle [peut-être] d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » mais avant l’arrivée des services de streaming et de téléchargement légal et payant, il y a eu une longue période durant laquelle internet a fichu un sacré coup de pied empoisonné dans la fourmilière du Music Business. L’arrivée fracassante et incontrôlable du peer-to-peer en a fait déchanter plus d’un et a conduit à l’expérimentation de modes de « répression » aussi fantasques et critiquables que ce bon vieux système « copy control » qui vous empêchait d’écouter le dernier album de Nickelback dans la voiture de papa. C’était une période bizarre où des types comme Metallica intentaient des procès contre des services comme Napster mais c’était aussi le temps où HADOPI n’existait pas encore… Surtout, c’était l’époque où les acteurs du milieu n’avaient pas encore compris qu’on ne peut rien contre le progrès et que la sélection naturelle, ça peut aussi s’appliquer ailleurs qu’en biologie. Ainsi, il a fallu quelques années et surtout pas mal de courage (je pense) aux musiciens pour prendre leur revanche sur cette première bataille pitoyablement perdue et utiliser à leur avantage les vastes possibilités offertes par internet. Et oui, je parle des musiciens car, selon moi, ce sont eux qui, avant le reste du milieu de la musique, ont montré qu’il ne fallait pas avoir peur d’internet et qu’on pouvait s’en servir à bon escient.

Ainsi, je vais essayer de vous montrer, à travers trois exemples/ axes illustrés de manière non exhaustive, pourquoi la musique résumée à sa son support physique, c’est bel et bien de l’histoire ancienne et que l’arrivée d’internet lui a même sûrement fait beaucoup de bien.

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Musique, pub et Business models : rencontre avec Alexandre Sap


 

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Nicki Minaj pour Adidas, Birdy Nam Nam pour Reebok et plus récemment Citizens! pour Kitsune et Pernod Absinthe… les collaborations entre artistes et marques n’en finissent plus. Derrière ces opérations se trouvent des publicitaires de la nouvelle garde, élevés au branded entertainment et autres brand contents. Nous avons rencontré l’un d’eux : Alexandre Sap. Ancien patron de maison de disque devenu publicitaire, il sort aujourd’hui Du Rock et des Marques, un ouvrage qui raconte son parcours et son métier : le marketing culturel. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions sur ce qu’il pense des business models de l’industrie du disque et celui de la publicité… Suivez le guide :

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Faut-il rebrander le féminisme ?


« Rebrander » : le gros mot est lâché. Parler de branding lorsqu’on parle de politique ou de social, c’est assez malvenu, surtout en France. Mais dans mon précédent article, je revenais sur l’incompréhension et le déficit d’image dont souffre les discours féministes en France. En bref, le féminisme français en est resté au stade de l’idéologie ; être féministe est donc un militantisme d’opinion, et le féminisme est encore loin de rassembler les suffrages, même auprès des principales intéressées. A l’inverse, dans les pays scandinaves et anglo-saxons, les études de genre ont fait l’objet d’une institutionnalisation. Cela a permis de grandes avancées : des outils intellectuels pour penser le genre ont été mis à disposition du grand public, ce qui a rendu le dialogue entre féministes et non-féministes possible, et permis aux discours féministes de sortir de la colère. Lire la suite »



Le café est-il soluble dans la littérature ?


Les Pages Jaunes ont récemment fait appel à une agence de communication, à la recherche d’un moyen de continuer à faire vivre leurs annuaires, menacés par Internet. Il fut suggéré d’intercaler un roman inédit de Marc Levy entre les pages des bottins. L’idée étant de pousser les gens à feuilleter le pavé à la recherche du chapitre suivant. L’auteur était d’ailleurs séduit, et prêt à se lancer dans l’aventure (après, tout, plusieurs dizaines de millions de lecteurs, ce n’est pas rien). Le projet fut finalement abandonné. L’idée d’associer littérature et communication est par contre restée bien vivante, comme le démontre le nouvel objet hybride de Nespresso. Au risque peut-être d’écorner l’image du livre.

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Matthias et Oriane se livrent ici à l’exercice de l’entretien croisé afin de dénouer les enjeux du copinage du marketing avec la littérature. Non sans accrocs.

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Gentilles marques et vilain porn : plaidoyer pour un mariage de raison


Le porno, pour ou contre ? Non, je plaisante. Enfin, à moitié. On ne peut le nier, aujourd’hui, le porno, le pr0n, le p0rn (j’optimise mon SEO) fait les choux gras de la presse généraliste, société, santé (WTF) et même des politiques, de scandales en tentatives de légifération. Un phénomène de société incontournable, qui touche le monde entier par-delà les Internets, de la modeste connexion 56k à la fibre dégroupée en mégalopole européenne. De Ling, 14 ans, qui découvre à peine son corps et la vie, à Pierre, 65 ans, bientôt grand-père.

En 2012, peut-on encore bouder ou ignorer un phénomène aussi transversal, voire universel ? Tout le monde en parle, tout le monde en regarde, et pourtant, les marques traînent la patte, comme elles l’ont fait il y a 10 ans avec le web. Ne serait-il pas temps de dépasser une certaine hypocrisie et  de considérer le porn comme une opportunité de business à défricher ? Voici quelques raisons pour les marketeux de changer de perspective sur sur le sujet.

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Article écrit en collaboration avec Stephen Des Aulnois, taulier du Tag Parfait.

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Comment je suis allé au Festival de Cannes sur Internet


Comme le dit Henry Michel, présentateur de l’émission Cannes Inside : « le malaise est total ». Cette phrase, répétée pratiquement à chaque épisode de l’émission Vodkaster/Arte résume à elle seule la manière dont les internautes ont perçu le festival cette année. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume 2.0. Cette semaine particulière, habituellement appréciée, s’est transformée, avec l’avènement des blogueurs, des agences d’influence et des stars de Youtube, en cirque, en Cour des Miracles cliquante, dans un monde en crise. Etant moi-même de cette basse-cour, j’ai décidé de faire une petite expérience : aller à Cannes sur les réseaux sociaux.

Disclaimer Oriane-style : Bisous à tous ceux qui se sentiraient floués par ce billet. Je vous aime mais la tentation était trop forte.

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