Dans le web 2.0, 3.0, 12 point zéro, l’important, c’est de participer. Ou plutôt d’interagir. Nous sommes passés de bannières publicitaires fixes, véritables espaces JCDecaux tristounes sur nos écrans, à des pubs animées. Le Flash règne alors en maître (passons sur la prise de bec Apple / Adobe qui fait les gros titres en ce moment).

La publicité est devenue toujours plus envahissante. A chaque ouverture de page internet, des dizaines de pop-ups nous sautaient à la figure, nous dégoûtant de certains sites, dommageant gravement notre aisance sur le net. Puis sont arrivés les plugins anti-popups développés par les navigateurs. Gniark gniark.

La réclame digitale se devait de devenir attractive sous peine de se faire reléguer au rang de prospectus virtuel. Les sites internet étaient assis sur une telle manne inexploitée qu’une telle chose ne pouvait décemment se produire. Le maître mot a été IN-TER-AC-TI-VI-TE. De zones inanimées, les bannières sont devenues de petites séquences. « Ce n’est point suffisant », ont déclaré les annonceurs. Elles sont donc devenues audio, vidéo, puis sensibles au mouvement de la souris. Tellement sensibles que les internautes en sont arrivés à ne plus supporter Marcel Desailly dans son encadré BetClic, VRP intrusif qui parie en toute simplicité.

L’étape d’après fut la pub-jeu. On peut faire un concours d’abdos, de pompes, des bras-de-fer, shooter des iPhones, etc. Tout cela restait limité aux interactions avec la souris et son passage sur la zone de publicité. Le concept restait donc très figé, le potentiel consommateur n’était pas stimulé outre mesure. Un panel restreint d’activités lui était proposé, et cela, dans le web, ce n’est pas bien du tout.

Heureusement, la publicité nouvelle est arrivée ! Le magazine belge Ché a inauguré ce que je considère comme la 3ème avancé majeure dans l’interactivité Business-to-Consumer (B2C). Pour fêter ses 10 ans, le journal propose un jeu. Une jolie brune, les yeux bleus, l’oeil qui crie braguette, tout ça, surgit sur votre écran. Vous devez, en soufflant dans votre micro d’ordinateur, arriver à soulever sa jupe, telle la bouche de métro désapant Marilyn. Si le compteur atteint son maximum, vous pouvez vous inscrire à un tirage au sort pour 1 an d’abonnement gratuit au papelard. Ce petit bijou se nomme sobrement Blow Job.

Je ne parle pas un traître mot de flamand mais j’y ai quand même joué. Cela valait le coup. Pour souffler un bon coup, c’est ici. Cardiaques et Grégory Lemarchal non admis. Il faut souffler vraiment fort, sous peine de se faire insulter (en bas, à droite).