Découvrir une nouvelle ville,  dont on a déjà entendu parler à travers des magazines, des films, des personnes, c’est toujours quelque chose de fort.  Berlin est de ces villes qui font leur chemin sans que l’on s’en aperçoive. Elle vit à son rythme et se fout d’affronter la concurrence du trio Paris-Londres-New York. Les gens là-bas semblent avoir trouvé un équilibre de vie qui fait envie, comparé au degré de stress et de surmenage qui émane de toute métropole occidentale. Surtout, Berlin est l’une des rares métropoles à avoir su rester accueillante.

Un Berlinois installé à l'une des nombreuses terrasses aménagées devant chaque café ou magasin.

Dans les quartiers de Kastanienallee, et de Gneisenaustr. on apprécie le côté intime de Berlin, qui réussit à réunir la petite ville et la grande. Peut-être une des conséquences du mélange est-ouest d’il y a vingt ans? On ne sait pas. Mais on se fond tout de suite dans une ambiance très rétro, cosy, parfois kitsch et de mauvais goût, mais au fond toujours très séduisante. Des lampes des années 20 cotoient des anciens sièges d’avions et des fauteuils années 70. On se croirait dans une énorme brocante grandeur nature.

D’ailleurs, c’est le paradis de la trouvaille. Les fripes et les magasins de vinyles valent le détour.

Le soir, on se laisse aller à descendre dans un club souterrain inconnu, un peu délabré, où on est emporté par la musique (divinement bonne) que passe un petit barbu à lunettes aux platines. Il n’y a personne sur la piste de danse de cette petite boîte caverneuse, mais on s’en fout, parce que la musique et l’ambiance suffisent amplement à nous satisfaire.

Enfin, Berlin est une ville encore inachevée, on croise régulièrement des terrains vides, attendant d’être aménagés. Difficile d’imaginer ça à Paris où chaque mètre carré est archi-saturé…

Alors séduite par l’ambiance qui en émane,  il me vient des envies d’abandonner la Seine pour les rivages de la Spree…