Tous les articles de cet auteur


Mythologie du hamburger


 

Dans les années 50, Roland Barthes publiait Mythologies, un recueil de petites analyses sémiotiques-pop, parmi lesquelles celle du bifteck-frites. On a tout lieu de croire que s’il avait vécu en 2012, ce n’est pas sur le bifteck mais sur le hamburger que Barthes aurait écrit. Lire la suite »



Faut-il rebrander le féminisme ?


« Rebrander » : le gros mot est lâché. Parler de branding lorsqu’on parle de politique ou de social, c’est assez malvenu, surtout en France. Mais dans mon précédent article, je revenais sur l’incompréhension et le déficit d’image dont souffre les discours féministes en France. En bref, le féminisme français en est resté au stade de l’idéologie ; être féministe est donc un militantisme d’opinion, et le féminisme est encore loin de rassembler les suffrages, même auprès des principales intéressées. A l’inverse, dans les pays scandinaves et anglo-saxons, les études de genre ont fait l’objet d’une institutionnalisation. Cela a permis de grandes avancées : des outils intellectuels pour penser le genre ont été mis à disposition du grand public, ce qui a rendu le dialogue entre féministes et non-féministes possible, et permis aux discours féministes de sortir de la colère. Lire la suite »



Peut-on calmer les féministes ?


 

Ça fait une dizaine, douzaine d’années que le féminisme m’intéresse, et moitié autant de fois que j’essaye d’écrire sur le sujet – sans succès. Il y a des obstacles personnels : admirer ceux et celles qui ont écrit, ne pas oser se mesurer à eux, ne pas avoir de véritable angle, hésiter sur les connaissances – les miennes comme celles de ceux qui vont lire. Il y a aussi les trolls : le sujet les aimante, catégorie poids lourds. Encore plus rageant : derrière le mot unique « féminisme » se cachent des dizaines de courants et d’idées parfois carrément opposés. Donc, en plus des abrutis des Internets, quelqu’un qui, sur le papier, est de notre bord peut s’y mettre. Cet article découle directement de ces difficultés.

 

Dans mon entreprise personnelle, qui consiste à couvrir le monde d’amour, de paillettes et de licornes, je me suis donc dit que si on comprenait pourquoi on ne se comprend pas, ça nous mettrait peut-être sur la bonne voie. On va donc d’abord parler de là où on en est en France ; ensuite on va se demander pourquoi on est kéblo comme des gogos, ce qui va nous amener à parler de Suédoises, d’études de genre et de militantisme.

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Le Mot à la Bouche : GENS


C’est un mot bizarre, gens. On ne l’utilise quasiment qu’au pluriel, alors que son sens au singulier gagnerait à être réhabilité : c’est une famille multibranche basée sur un unique ancêtre dont le nom définit celui de la Gens. Par exemple, dans 50 ans, on pourra parler de la Gens Sarcosia, et ça incluera jusqu’aux arrière-petits-enfants de Cécilia. Mais trêve de rêves littéraires : gens restera certainement pluriel encore longtemps.

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Le Mot à la Bouche : SWAG


L’anglicisme s’est répandu comme une trainée de poudre en 2011 : « T’as le swag ! » Pour comprendre ce qu’est le swag, il convient de revenir aux racines anglo-saxonnes du terme, c’est-à-dire à Shakespeare. Le verbe to swagger apparaît en 1590 dans Le Songe d’une nuit d’été et signifie « faire le fanfaron ». En gros. Lire la suite »



The Good Life, plus belle ta vie ?


A mon retour de Londres, il y a un peu plus d’une semaine, j’en étais au point où je n’avais plus le moindre espoir de tomber amoureuse. J’avais tout lu, rien ne m’avait plu. La presse magazine me semblait partir à vau l’eau, et j’étais à deux doigts de laisser filer le bébé avec l’eau du bain. Un soir, mon père m’a présenté un petit nouveau. Il avait l’air différent des autres : format, plus petit, plus transportable, et en même temps plus épais, il présentait bien. Je me suis laissée charmer par ses dehors, et cet article raconte notre histoire.

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Le mot à la bouche : bref.


Un bref, à l’origine, c’est une lettre royale ou impériale officielle. Le mot apparaît pour la première fois au 16ème siècle, dans une (re-(re-(re-)))transcription de la chanson de Roland, qui narrait les aventures d’un guerrier velu et joueur de corne dans les Pyrénées. Puis il livrat le bastun e le bref, nous dit le TLFI. Tel le chant du cygne, celui qu’on chante juste avant de mourir.

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ARE YOU FUCKING WITH MY LOL?


Il y a quelques jours circulait sur Twitter la vidéo de la Pub Spontex version geek. Quelques semaines plus tôt, Bouygues lançait la campagne des Chatons Télécoms, avec un peu plus de succès. Plus récemment, Dior en rajoutait une couche avec Dior Games. La conclusion est sans appel : la culture geek (sic) séduit les marques. Mais POURQUOI ? A priori de niche, a priori hermétique, qu’est-ce que ces codes et références apportent aux marques ? Qui veulent-elles vraiment séduire ? Est-ce que ça marche ?

DISCLAIMER : dans cet article, beaucoup de portes ouvertes seront enfoncées, et souvent j’écrirai le nom de Lapalisse. Je m’en excuse par avance auprès des initiés que ça risque d’énerver. Les commentaires sont là si vous voulez exprimer votre désaccord, mécontentement ou juste apporter votre pierre à l’édifice. Maintenant, vous pouvez cliquer sur « Lire la suite ».

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OUT OF THE BOX, le concours créatif handmade Les Archivistes x L’Imprimerie



Créatives, créatifs ! Ici on vous aime bien. En fait on vous aime tellement qu’on a mis sur pied un concours créatif tout à la main. Mais on va appeler ça « handmade », parce que c’est quand même plus chic. C’est Out of the Box et ça a lieu à l’Imprimerie pendant 2 jours, le week-end des 26 et 27 novembre. Tu peux tout apprendre sur le site dédié et t’y inscrire avec ton binôme adoré. Ou sinon, tu peux découvrir le chart qui suit, qui détaille toutes les modalités d’Out of the Box de manière beaucoup plus sexy qu’un communiqué.
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