Tous les articles de cet auteur


La culture skateboard: retour sur le devant de la scène underground


copyright Hugh Holland

 

Il faut que je vous avoue quelque chose: j’aime le skateboard. Bon, il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus, je ne suis pas très pratiquante. Je reste quand même une petite meuf qui n’a pas envie de finir comme ça, hein. Bref, à défaut de me balader planche aux pieds, j’ai développé une tendance mono-maniaque qui m’a poussée à explorer de fond en combles la baraque skateboard. Le truc c’est que, bien que cette discipline soit plutôt jeune, on parle ici plus d’un château (du genre Ecossais, avec passages sous-terrain et tutti quanti) que d’un pavillon de banlieue. Il y a donc énormément de choses à dire sur ce milieu, son histoire, ses codes : probablement de quoi écrire au moins l’équivalent d’une saga Harry Potter… Et c’est pour cette simple et bonne raison que cet article va se concentrer sur une tendance spécifique et de plus en plus marquée : le grand retour (sous les sunlights des tropiiiiiques) de la culture Skateboard.

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Comment la Musique a survécu à Internet


© Tyler Shields

Depuis plus de dix ans maintenant, le monde du disque traverse une crise sans précédent. Je pense que je ne vous apprends rien. En effet, « je vous parle [peut-être] d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » mais avant l’arrivée des services de streaming et de téléchargement légal et payant, il y a eu une longue période durant laquelle internet a fichu un sacré coup de pied empoisonné dans la fourmilière du Music Business. L’arrivée fracassante et incontrôlable du peer-to-peer en a fait déchanter plus d’un et a conduit à l’expérimentation de modes de « répression » aussi fantasques et critiquables que ce bon vieux système « copy control » qui vous empêchait d’écouter le dernier album de Nickelback dans la voiture de papa. C’était une période bizarre où des types comme Metallica intentaient des procès contre des services comme Napster mais c’était aussi le temps où HADOPI n’existait pas encore… Surtout, c’était l’époque où les acteurs du milieu n’avaient pas encore compris qu’on ne peut rien contre le progrès et que la sélection naturelle, ça peut aussi s’appliquer ailleurs qu’en biologie. Ainsi, il a fallu quelques années et surtout pas mal de courage (je pense) aux musiciens pour prendre leur revanche sur cette première bataille pitoyablement perdue et utiliser à leur avantage les vastes possibilités offertes par internet. Et oui, je parle des musiciens car, selon moi, ce sont eux qui, avant le reste du milieu de la musique, ont montré qu’il ne fallait pas avoir peur d’internet et qu’on pouvait s’en servir à bon escient.

Ainsi, je vais essayer de vous montrer, à travers trois exemples/ axes illustrés de manière non exhaustive, pourquoi la musique résumée à sa son support physique, c’est bel et bien de l’histoire ancienne et que l’arrivée d’internet lui a même sûrement fait beaucoup de bien.

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Helsinki, passion design


La semaine passée avait lieu la deuxième « design week » de Paris. Sept jours rythmés par de nombreux événements/ vernissages/ happenings à travers la première ville de France et qui me donnent l’occasion rêvée de vous parler de cette institution qu’est « l’élection » annuelle d’une capitale mondiale du design et, en particulier, du lieu qui a été choisi pour assumer ce rôle en 2012 : Helsinki.

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Ma semaine avec l’art digital


Bal Blanc au Grand Palais. © The Creators Project

Chers lecteurs, une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de me soumettre au délicat exercice du report. Mais bon, comme je suis un peu téméraire, j’ai décidé de faire un compte rendu non pas d’un événement mais d’une semaine entière de fête : celle de l’art digital orchestrée par The Creators Project. Enfin, quand je parle de semaine entière… Comme je suis de la France qui se lève tôt, j’ai du me contenter du week-end et d’une soirée. MAIS C’EST DEJA PAS MAL.

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Le Méchant Top Albums de 2012


Fin 2011, vous aviez réussi à échapper à un long et exhaustif top album de l’année. Cependant, pour votre propre bien, il semble impératif que nous vous préparions à ce qui attend vos oreilles en 2012. Pour vous guider à travers cette jungle musicale, voici un top pas du tout objectif, tant par son contenu que par ses catégories. Ça va clasher avec les Grammy Awards d’hier soir.

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Manchester : de la Révolution Industrielle à Wu Lyf


 

 

Manchester est une grande ville britannique. Par-là, j’entends que si tu prends un dictionnaire (et que donc, t’as plus de 40 ans) ou que tu traînes sur sa page Wikipédia, on te dira que c’est, grosso modo, la 3e ville du Royaume-Uni par sa taille et sa population. Soit. Mais pour moi, rédactrice musicale des Archivistes, quand je dis que Manchester est une grande ville, j’entends aussi (et surtout ?) qu’il s’agit d’un des plus grands et fascinants viviers de musiciens qu’ai connu le pays des tartineurs-de-beans-sur-toasts au cours de son histoire.

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Faris Badwan souffre-t-il de dédoublement de la personnalité ?


 

 


Maintenant que je vous ai attirés avec cette problématique Paris Matchisante, entrons dans le vif du sujet…

Avec un visage à la croisée des chemins entre Les Beaux Gosses et Adrien Brody abondamment dissimulé sous une frange « à la Kate Mausse », un corps filiforme de près de 2 mètres moulaxé dans des slims noirs et vestes en cuir, on ne peut pas dire que Faris Badwan soit une machine à rêves. Et pourtant… En l’espace de 6 petites années, cet Anglo-Palestinien a réussi à s’imposer comme une des figures incontournables de l’indie made in UK d’aujourd’hui. Si son nom ne vous dit rien (oui oui, je vous ai vu faire le fameux petit signe d’approbation qui veut dire « je te fais croire que je vois de qui tu parles, histoire de bien te montrer que je suis cool mais en fait, je le remets pas, ce type ! »), c’est peut-être parce que j’ai omis de vous préciser qu’il est, notamment, le leader de The Horrors.

Mais en quoi cela fait-il de ce jeune énergumène un psychopathe? Lire la suite »



Mortal Business : Aujourd’hui, faut-il mourir pour vendre des disques ?


Photo by Carl Court

J’étais partie pour vous conter l’épopée d’un des artistes les plus prometteurs de ces dernières années lorsqu’est survenu un événement qui m’a totalement fait changer de cap… En effet, le 13 septembre dernier, vers 14h30, j’apprenais la mort de Mehdi Favéris-Essadi, alias DJ Mehdi. Cette annonce m’a alors poussée à rédiger l’article qui suit et dont le but est de discuter de cette tendance qui se développe dans la musique : le « death » business. Alors là, j’entends déjà certains d’entre vous s’offusquer… « La vie, la mort, tout ça, c’est sacré », « quelles mémoires va-t-on souiller? », etc. etc. Et pourtant, force est de constater qu’il y a, de plus en plus, un véritable business qui s’organise autour de la mort des artistes. Lire la suite »